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Le Revolving Door

Publié par Kevin Gresse sur 21 Mars 2014

Goldman Sachs pratique ce que l’on appelle le revolving door. Le revolving door est une méthode d’infiltration qui consiste à, ce que le gouvernement embauche des profession- nels d’un secteur, pour leur expérience du secteur privé, leur influence au sein des entre- prises. Et par la suite, le gouvernement tente de réguler ou faire des affaires, et dans le but d’obtenir un soutien politique) des entreprises privées.

Tout allait parfaitement bien pour Goldman Sachs, malgré l’investiture du nouveau pré- sident.

Cependant, face à l’annonce des reprises bonus mirobolant, l’opinion publique commen- ce à gronder, Obama se doit d’agir et demande que soit votée dans les plus brefs délais par le sénat, une loi taxant les bonus à hauteur de 90%. Le projet de loi se prépare, notamment pour réguler le système financier. Entre temps, le président reçoit lors d’une réunion, les plus grands patrons des plus grandes banques américaine. Sans surprise, il s’oppose à ce projet de loi, notamment le patron de Goldman Sachs, les raisons évoquées ne sont pas du tout convaincantes et Obama répondra de manière cinglante « Messieurs, vous devriez faire plus attention à ce que vous dites. L’opinion publique n’achète pas votre point de vue ». Les relations se dégradent de plus en plus entre l’administration Obama et les banquiers de wall street. Lloyd Blankfein fait tout ce qui est possible avec ses lobbyistes pour faire échouer le projet de loi tant désiré par le Président et tant décrié par le monde de la finance. Et son animosité maintenant envers le Obama n’est un secret pour personne, y compris le concerné. La banque est dans le collimateur de la maison blanche, d’autant plus qu’Obama a un soutien de poids en la personne de Bill Clinton, sans compter celui de l’opinion publique qui exige des sanctions. La guerre fait rage entre Barack Obama et Lloyd Blankfein, Barack Obama compare les banquiers à des « seigneurs afghans » et avec en tête de liste de ses « affreux » le PDG de Goldman Sachs. Mais rien n’y fait, ce dernier continu malgré les avertissements de ses alliés, à verser des millions de dollars à des parlementaires qui soient aussi démocrates, que républicains, pour faire capoter le projet de loi.

Malheureusement rien n’y fait, le 3 mars Barack Obama annonce officiellement son projet de réforme de la finance, et tout s’enchaine très vite contre Goldman Sachs. Le 16 Avril 2010, la SEC dépose contre la Firme une plainte pour fraude. Suivi de près par l’ouver- ture d’une enquête criminelle contre les dirigeants de Goldman Sachs, et le 27 s’ouvre la commission d’enquête sénatoriale.

En mai, après l’accord de la chambre, Obama obtient gain de cause auprès du Senat, qui vote la loi réformant la haute finance américaine. C’est la première fois depuis 25 ans, que l’influence de Goldman Sachs ait une défaite aussi cuisante.

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