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LE SORT LEHMAN BROTHERS ET AIG LIÉ À GOLDMAN SACHS

Publié par Kevin Gresse sur 17 Mars 2014

Kerry Killinger, patron en 2007 de la caisse d’épargne Washington Mutual (WaMu), « Je ne fais plus confiance à Golby (Goldman Sachs) sur ces dossiers (les supbrimes). Ce sont des types intelligents mais se mettre en affaire avec eux revient à nager avec les requins. » WaMu était pourtant un des plus anciens clients de G.S, et pour ce dernier n’a pas hésité à leur vendre des produits. Abacus, en se débarrassant au fur et à mesure des titres WaMu, en pariant sur l’effondrement, tout en continuant à les vendre à ses clients. En 2008, WaMu s’effondre et est par la suite nationalisé et finit par être racheté par JP Morgan Chase pour un franc symbolique. La Firme a encaissé de copieux profits sur les transactions.

Lehman Brothers

Le vendredi 12 septembre 2008, le patron de Goldman Sachs Lloyd Blankfein, reçoit un coup de téléphone de Henry Paulson, le secrétaire au Trésor « Viens à 18 heures dans les locaux de la FED. La soirée sera longue. ». Il est bon de savoir que Henry Paulson a 32 ans d’ancienneté à Goldman Sach dont sa présidence de 1998 à 2006. A cette réunion, est présent une vingtaine de personnes parmi les plus hauts placés du monde la finance, dont Henry Paulson et Tim Geithner, directeur de la FED et ancien ami de longue date. « Lehman Brothers doit être secouru. Vous devez trouver une solution, parce que le gouver- nement ne vous aidera pas. C’est de votre responsabilité de faire vivre ou mourir Lehman. » prononce Henry Paulson. Lehman Brother est la quatrième banque d’investissement du pays, cependant Washington écarte toute possibilité de sauvetage public, car la semaine précédant cette réunion, le Trésor dû intervenir pour sauver Freddie Mac et Fannie Mae, rien d’autre que les deux géants Américain du refinancement immobilier.

Il y a deux repreneurs potentiels, Barclays et Bank of America, plus le soutien des auto- rités. Le sauvetage de L.B est en bonne voie. Mais, le manque de volonté fait défauts aux participants de cette réunion. Pour Lloyd Blankfein, la faillite de L.B n’est qu’un détail, en effet, ses économistes réputés pour être les meilleurs, lui ont affirmé que la faillite de L.B n’aura que des faibles répercussions pour G.S. Sans compter la vieille querelle, qu’il y a entre le patron de G.S et celui de L.B. Ce dernier Dick Fuld, avait couvert d’insultes Lloyd Blankfein, en lui repprochant son implication dans l’attaque de ses Hedge Fund. De ce fait Dick Fuld refuse de laisser voir ses livres de comptes à Goldman Sachs, afin de pouvoir l’aider. Henry Paulson possède d’une autre manière, il décide de faire trois grou- pes parmi les banquiers. Le patron de G.S s’arrange pour être dans celui qui doit évaluer les actifs toxiques de L.B, non sans but, car « C’est typique de la tactique de la maison en matière de renflouement de firmes en difficulté. Sous couvert de leur prêter main-forte, la Firme semble chercher d’abord à racheter à bas prix des actifs dont la valeur a dégringolé. L’examen des comptes permet également, au passage, de débaucher des clients. » (Marc Roche, La banque Banque, comment Goldman Sachs dirige le monde, page 163).

Autre problème, pour L.B, la banque Merril Lynch est aussi en difficulté.

Henry Paulson

convainc cette dernière de prendre contact avec Bank of América dans le but de faire une fusion. Le deal se conclu dans la plus grande discrétion le dimanche 14 septembre 2008. Il ne reste plus qu’une seule solution pour L.B : La banque anglaise Barclays. Malheu- reusement, Londres, refuse de se porter garant, mais ce n’était pas une surprise vu que le ministre des finances de Londres avait dit qu’il n’allait jamais accepter « d’importer le cancer américain ». Quand on connait le mépris qu’affichait Henry Paulson, pour la banque L.B, qu’il considérait comme son rival historique, on peut se demander, si ça dé- cision de ne laisser que pour seul choix comme repreneur la banque Barclays, n’est pas volontaire. Le 15 septembre, Lehman Brother est déclaré en faillite.

L’assureur AIG

AIG et G.S ont des liens très forts, en effet AIG est un très bon client de G.S, cette der- nière est sa banque de conseil. Goldman Sachs a même effectuer les transactions de finan- cière de bourse pour le compte de AIG, ses commissions sont l’une des plus importante du service de trading de G.S.

Pourtant G.S n’a pas hésité à spéculer en bourse contre AIG, en revoyant toujours à la baisse la valorisation de l’assureur, notamment par rapport à sa prise de positions sur les supbrimes.Et Wall street sait que G.S possède des informations confidentielles sur l’as- sureur, particulièrement sur le nombre de supbrimes qu’elle possède. Cependant spéculer contre son propre client (et pas des moindres), pour son propre compte, et surtout avec un tel poids sur les marchés financiers n’est pas sans risque. Une crise de confiance s’ins- talle, et la Firme est à son tour victime des attaques des marchés, la chute de l’action de Goldman Sachs est vertigineuse. Lloyd Blankfein, demande à Henry Paulson d’intervenir au plus vite. Ce dernier s’exécute et organise une réunion au plus vite avec le patron de Goldman Sachs, mais aussi le patron de la FED, avec pour objectif de sauver l’assureur AIG.

L’état finit par acquérir 79% du capital d’AIG. Pour ce faire il a été dans l’obligation de verser un montant supérieur à 60 milliards à huit banques, dans l’objectif de se substituer à l’assureur pour honorer ses engagements, mais avec l’argent du contribuable Améri- cain. Goldman Sachs obtient plus de 12 milliards de dollars de compensation.

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