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Les bonnes manières de Goldman Sachs

Publié par Kevin Gresse sur 11 Décembre 2013

Chez Goldman Sachs tout se fait dans la discrétion : la Banque n'a pas d'agences ni de signe distinctif. Elle travaille d'ailleurs exclusivement qu'avec de gros clients comme Facebook, qui a bénéficié d'un investissement de 500 millions de dollars, mais aussi Arcelor Mittal(lakshmi Mittal, est devenu membre du conseil d'administration depuis peu) , Ford ou encore des gouvernements tel que celui de la Chine et des U.S.A. Une situation plutôt "comique" puisque ces deux pays entretiennent des relations tendues. A noter l'ironie du sort, ces deux pays ont le même banquier...Goldman Sachs

On note que même au niveau du recrutement, la stratégie n'est plus la même : avant la Banque se voulait proche et de bon conseil mais ça ... c'était avant. On peut simplement ajouter que maintenant, la banque recrute les meilleurs mathématiciens car aux yeux de cette firme, le monde n'est qu'une équation. Tout a de la valeur, même la nourriture. Rappelons la bulle spéculative alimentaire provoqué par G.S qui inventa un indice sur les matières premières : la GSCI (Goldman Sachs Commodity Index) dont la conséquence ne fut pas moins qu'une crise alimentaire. Après la crise de 2008, G.S n'a donc pas eu d'état d'âme à s'attaquer à d'autres marchés... .

Vous vous interrogez sur les objectifs de la Banque? Elles sont simples : être toujours plus puissante et plus riche. Rien de mieux que les propos de William Cohan, ancien banquier du groupe, ayant assisté à ce changement de cap, pour nous décrire la philosophie de G.S qui se résume à cette phrase pleine de sous-entendu : "il ne suffit pas de réussir, mais d'enfoncer les autres. »

Rien ne semble freiner G.S qui pour information ne chôme jamais, même pas le 11 septembre, puisqu'ils continuaient à spéculer pendant le drame, pour la simple et bonne raison que Avion + Pétrole = Argent ... Plutôt évident.

En 2007, juste avant la crise financière, Goldman Sachs que l'on surnomme LA firme est au sommet de sa puissance grâce à la dérégulation des marchés et à leurs traders qui rapportent toujours plus d'argent. Pourtant en parallèle des milliers d'américains n'arrivent toujours pas à payer leurs emprunts immobiliers : pas moins de 7 millions d'américains sont concernés. G.S s'en souciera à sa manière et s'adaptera à cette conjoncture économique en décidant purement et simplement de spéculer sur les ménages... Absence de morale ? Ce n'est qu'un détail, en attendant la suite.

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